[Éducation] Enseignement supérieur : 1372 demande d'équivalence de diplômes en examen

Les 96e et 97e sessions ordinaires de la commission nationale d’évaluation des formations dispensées à l’étranger se sont tenues le 6 août 2020, à Yaoundé. «La tenue régulière des sessions de la commission nationale d’évaluation des formations dispensées à l’étranger (CNE, ndlr) entre en droite ligne de la politique de nouvelle gouvernance universitaire, prescrite par Son Excellence Paul Biya, président de la République». Des précisions du secrétaire général du ministère de l’Enseignement supérieur (Minesup). Nyongbet Gabsa Wilfried, le 6 août 2020, en la salle des actes de l’Ecole normale supérieure de Yaoundé, où se sont tenues les 96e et 97e sessions ordinaires de la commission nationale d’évaluation des formations dispensées à l’étranger. Cette politique, a-t-il précisé d’entrée, «s’applique selon le triptyque: Assurance-qualité, professionnalisation des enseignements et employabilité des diplômés de l’Enseignement supérieur». Près de 1372 dossiers issus de différents pays et continents font l’objet d’un examen minutieux. Ces deux sessions jumelées sont les premières de l’année académique 2020. Elles sont organisées dans un contexte particulier, caractérisé par la crise sanitaire due à la propagation du coronavirus dans le monde. Authenticité des diplômes Le Cameroun n’étant pas épargné par cette terrible pandémie. La CNE est une instance statutaire, qui doit s’assurer de la qualité et de l’authenticité des diplômes et autres certificats académiques ou professionnels en provenance de l’étranger. Par ailleurs, il appartient aux responsables du Minesup, de proposer la reconnaissance des écoles et cycles de formations étrangers dont les diplômes sont susceptibles d’engendrer l’intégration, la reclassification ou l’avancement des hauts cadres de l’administration. Ainsi, le 21 novembre 2019, la CNE s’est prononcée, comme de coutume, sur 1650 demandes. 1449 équivalences ont été accordées. Une école étrangère reconnue. Alors que 66 diplômes ont été déclarés faux, contre 18 demandes rejetées. 117 autres dossiers restent en attente pour complément d’information. Pour les cinq (5) sessions de l’année 2019, le Minesup a accordé au total 3200 équivalences sur 3600 demandes exprimées. Par ailleurs, deux missions effectuées au Tchad ont permis d’authentifier 3800 diplômes. «Nous avons donc atteint un record sans précédent depuis la mise en place de la CNE», fait savoir le secrétaire général du Minesup. Pour Nyongbet Gabsa Wilfried, en effet, «ce bon résultat est à mettre à l’actif des pouvoirs publics qui, malgré un contexte économique difficile, continuent de mettre à la disposition des différentes instances en charge des équivalences, des moyens conséquents pour un traitement efficace de nombreuses demandes d’équivalence formulées par les usagers.» La limitation des déplacements et les réajustements budgétaires liés à la lutte contre la pandémie du coronavirus ont quelque peu limité les activités de la CNE pour l’année 2020 en cours. Cependant, l’équipe des responsables de la sous-direction des équivalences au MINESUP, entièrement renouvelée à la faveur de l’arrêté du 8 juin 2020, a officiellement pris fonction le 9 juillet. «Il y a à cet effet lieu de les féliciter pour ce travail de préparation effectué en un mois seulement», précise Nyongbet Gabsa Wilfried.

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