[Éducation] Dérives scolaires : parents et enseignants au banc des accusés

Face à la montée vertigineuse de la violence et des actes inciviques à l’école, le premier bouc émissaire forcément facile, reste les parents qui semblent avoir abandonné leur mission essentielle. Dans les établissements scolaires, la dérive va grandissant avec les jeunes. Elle est encore fraîche dans les mémoires, ces cas d’indiscipline qui tournent en boucle et qui ont négativement impacté la vie dans certains établissements scolaires du Cameroun ces derniers temps. Différends entre élèves, entre élèves et enseignants avec parfois des morts sur le carreau, consommation de drogues, pratiques occultes et tout récemment le tournage d’une vidéo osée. Mais comment on est-on arrivé à ce degré de dérive ? La question est d’actualité. Pour certains observateurs qui veulent rester lucides, un doigt accusateur est prioritairement pointé sur les parents qui auraient démissionné de leur mission essentielle : doter leur progéniture d’une éducation de qualité. Pour ces mêmes observateurs, compte tenu de la tendance notoire à l’accumulation du capital économique, de nombreux enfants sont abandonnés à eux lorsqu’ils ne sont pas tout simplement placés sous l’encadrement des domestiques et des répétiteurs sans compétence et à la moralité douteuse. Les parents, hommes et femmes, évoluant hors du cadre du ménage pour la recherche du bien-être économique. De même, soutient d’autres observateurs, la plupart des adultes, tout comme de nombreux adolescents et des jeunes sont propriétaires de Smartphones. Ces téléphones leurs permettent de fréquenter de multiples espaces pernicieux, virtuels et physiques, des groupes What-sApp, des sites pornographiques, des lieux de rencontre destinées aux pratiques non conformes aux normes socioculturelles. Et la copie étant facile dans cette catégorie de jeunes, l’on se croit à l’aise de faire la même chose dans son milieu. Au niveau des établissements scolaires, la rigueur et la moralisation n’étant plus au top niveau et la collaboration entre les enseignants et les parents pour l’encadrement des élevés s’étant complète ment délitée, le pire est vite arrivé. Ce qui favorise l’accroissement de la’ déviance des jeunes en milieu scolaire. Du coup, entre en scène la responsabilité des éducateurs, plus enclins eux-aussi, à la recherche du bien-être matériel. Certains enseignants, totalement clochardisés par un salaire de catéchiste, se rendent même souvent complices de ces actes délictueux de leurs jeunes compatriotes. Le mal s’approfondissant au quotidien, l’urgence d’assainir le milieu scolaire est de plus en plus signalée. Du moins il est important que l’école retrouve ses lettres de noblesse. L’affaire est si sérieuse que le 3 mars dernier, le ministre des Enseignements secondaires, le Pr. Nalova Lyonga a convoqué une réunion avec certains responsables des services centraux de son département ministériel, ainsi que les délégués régionaux du Minesec. Cette rencontre qui a duré plusieurs heures a accouché de quelques mesurettes. Le Pr. Nalova Lyonga a suggéré l’accompagnement de trois ministères dans cette opération. D’abord le ministère des Affaires sociales pour la sensibilisation des parents afin qu’ils prennent leurs responsabilités en tant que premiers éducateurs de leur progéniture. Les parents ne doivent pas tout laisser aux enseignants, mais doivent encadrer leurs enfants en leur prodiguant des conseils, en procédant à la surveillance de leurs cartables, téléphones et autres appareils électroniques, bref en assurant le suivi. L’autre ministère qui a été sollicité est celui des Postes et Télécommunications (Minpostel). Le Minesec a demandé de saisir le Minpostel pour la suppression des vidéos compromettantes mettant en scène des élèves ; en circulation sur les réseaux sociaux. Enfin le ministère de l’Administration territoriale viendra en appui pour interdire l’accès des jeunes aux salles de jeux et de cinéma en période d’école. Du cosmétique dont les effets n’auront aucun impact sur la situation qui est bien plus grave que le pense cette autorité en charge de l’éducation au Cameroun. Mais comme la plus grande responsabilité revient aux parents, à ceux-ci de se mettre à la hauteur pour . çauver leur progéniture et par-v tant l’école.

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