[Éducation ]crise à l'université de Ngaoundere,le préfet met en garde le recteur

Le torchon brûle plus que jamais entre le recteur et le controleur financier. Le nouveau, préfet de l’Adamaoua Fritz Dikosso-Seme n’a pas attendu assez longtemps pour connaître les affaires brûlantes de l’université de Ngaoundéré. Après sa prise de commandement le 15 octobre de.rnier, l’administrateur civil principal hors échelle a le 27 novembre rappelé à l’ordre le recteur de l’Université de Ngaoundéré. «J’ai l’honneur de vous faire connaître, aux fins qu’il vous plaira d’en user, que des sources concordantes et habituellement dignes m’ont rendu compte d’une- mauvaise humeur grandissante au sein des étudiants de votre institution et dont la source résiderait dans la gestion de la cité et du restaurant universitaires, ensemble celle des ordinateurs offerts par le Président de la République. S’agissant de la cité universitaire, leur ire se fonderait sur l’augmentation du loyer des chambres et le non remboursement de la caution aux anciens occupants», a écrit le préfet sur les rumeurs de grogne estudiantine. Et celui de continuer : «Concernant le restaurant universitaire, vos apprenants se plaindraient à la fois de la qualité et de la quantité des repas à eux proposés, ainsi que des horaires irréguliers de ce service. Parlant du don d’ordinateurs du Chef de l’Etat, vos élèves s’interrogeraient sur leur destination finale exacte, motif pris de ce qu’ils sont depuis trop longtemps déjà à leur goût, stockés au niveau du Centre de Développement de la Technologie, de l’information et de la Communication, alors même que les bénéficiaires seraient clairement identifiés et attendraient avec impatience d’étrenner leur cadeau. Il me semble inutile de vous remémorer le contexte social actuel qui s’accommode mal des mouvements d’humeur». Une véritable demande d’explications au recteur qui dirige une université toujours sous la menace de grèves. Vérités En réalité, le conditionnel utilisé par le préfet de la Vina dans sa correspondance au recteur ne cache qu’un ensemble de vérités étonnantes. De fait, l’université de Ngaoundéré a signé une convention par devant un notaire avec les Ets Sogeres pour la gestion de la cité universitaire. Mais la convention, soumise au contrôleur financier auprès de l’université de Ngaoundéré pour validation, ne l’a jusqu’à présent pas été. Le contrôleur financier Joseph Nkili Abessolo, émettant ses réserves par correspondance au recteur le 25 octobre 2019, a même porté l’affaire à l’attention des ministres de l’Enseignement supérieur et des Finances, entre autres. Des irrégularités observées, partant de ce que la gestion du logement estudiantin revient au Centre des œuvres universitaires, il est relevé que l’acte notarié ignore simplement cet état de chose. De fait, la cité universitaire a produit 37 195 000 FCfa en 2016, sur une prévision de 43 885 000 FCfa ; 41 160 000 FCfa en 2017, sur une prévision de 44 000 000 FCfa ; et pareillement en 2018. La question se pose donc de savoir ce que deviendra cette source de revenus après la privatisation.

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