[Éducation] Arnaque : ces faux frais qui entrent dans l'écolage

Outre les frais de scolarité et d’Association des parents d’élèves et enseignants (Apee), d’autres frais sont imputés aux parents pour l’écolage de l’enfant. «L’école primaire public n’est pas gratuite au Cameroun», lance un parent d’élève. Pour illustrer ses propos, l’on évoque tous les frais que les parents du secteur public sont appelés à débourser tout au long de l’année pour la formation de leurs enfants. Alors qu’un décret du président de la République Paul Biya du 19 février 2001, dans son article 47 dispose que : «les élèves des écoles primaires publiques sont exemptés des contributions annuelles exigibles». Ce décret n’a visiblement rien changé dans les écoles publiques du Cameroun. Sur le terrain, des parents déboursent certaines sommes d’argent pour inscrire leur progéniture à l’école. «Aujourd ‘hui, l’école est plus chère qu’au moment où elle était payante. L’on débourse plusieurs frais. Aujourd’hui, l’enfant vous dit que l’enseignant a demandé 1000 f pour telle chose, demain c ’est 500f pour autre chose et après-demain 300f pour le balaie, 3000 pour une rame de papiers format, lOOf pour la chemise cartonnée», explique un parent d’enfants. Au frais de scolarité et d’Apee, s’ajoutent d’autres frais notamment les frais d’informatique, les frais de remise à niveau, les frais de propreté et d’hygiène, les frais de projet de classe, les frais pour les livrets scolaires, frais de carnet médical, pour les fiches d’examen. Des chefs d’établissements publics conditionnent l’inscription des élèves au versement de ces frais. «Dans l’école où j’ai inscrit mes enfants l’année dernière, j’étais obligé de payer des sommes forfaitaires exigées par l’école à chaque fois qu’ils devaient composer. Il fallait payer pour le tirage des épreuves, pour les cours du samedi et même pour les cours d’éducation physique», regrette un parent d’élèves. Ces frais de trop, qui ressemblent de plus en plus à un business lucratif, sont dénoncés par les parents d’élèves. Les frais pour les manuels didactiques supplémentaires (la bible, le carnet de chant, le livre de catéchèse, etc.) sont obligatoires en plus des manuels réglementaires. «Il faudrait en moyenne prévoir 50 000 en plus des frais d’Apee, de scolarité et d’examens officiels pour que ton enfant puisse bénéficier des enseignements sans être inquiété tout au long de l’année», confie un parent d’élèves d’un établissement catholique. Certains parents d’élèves d’établissements privés payent une pénalité de 10 000 f en raison de la solde tardive d’une tranche de scolarité. «A celui qui n ’aurait pas respecté les échéances de paiement, une pénalité lui est imputée. Et ce n ‘est que normal. Car, ici, nous inculquons aux enfants rigueur et discipline», indique un responsable d’un collège catholique de la place.

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