[Économie] Zones CEMAC-CEEAC : Une nouvelle stratégie d'intégration

Le document y afférent a été présenté à l’ensemble des acteurs directement impliqués dans le processus d’intégration régionale de l’Afrique centrale. Le processus d’intégration de l’Afrique centrale devrait connaître un coup d’accélérateur. Du moins, sa mise en œuvre est sur la bonne voie. Avec la fin de l’élaboration du Document de stratégie d’intégration régionale de la Banque africaine de développement pour l’Afrique centrale 2019-2025 (Dsir-Ac). Le Document a été présenté le 16 septembre 2019 au cours d’un atelier- qui a réuni les Gouverneurs des sept pays couverts par la Direction générale de la région Afrique centrale de la Bad, les acteurs du secteur privé, les hautes autorités de la Cemac et de la Ceeac. Concrètement, s’est-il agi au cours de l’atelier de présenter le contexte économique et social de la Région et analyser les défis et les opportunités auxquels l’Afrique centrale est confrontée en matière de diversification économique et d’intégration régionale ; de présenter et diffuser le nouveau Document.de stratégie d’intégration régionale de l’Afrique centrale 2019-2025, y compris les priorités stratégiques et les projets intégrateurs retenus par la Banque pour cette région ; partager les expériences et les points de vue sur les meilleurs moyens d’appliquer les leçons du passé pour la mise en œuvre du Dsir-Ac ; discuter des risques, des mesures d’atténuation et créer des synergies avec les autres partenaires au développement pour améliorer la collaboration et la mise en œuvre des projets régionaux en Afrique centrale. Solomane Kone, le responsable pays de la Bad au Cameroun a soutenu que le Document de stratégie d’intégration pour l’Afrique centrale 2019-2025 « constitue un excellent cadre d’orientation et d’actions pour parvenir à l’intégration régionale pour la prospérité économique de l’Afrique. Il contribuera également à consolider et amplifier nos actions en faveur du développement du continent et en particulier d’opérationnaliser les progrès vers la mise en oeuvre de la Zone de libre-échange continentale africaine au niveau Afrique centrale ». Ce nouveau Document dont les besoins sont estimés à 4,4 milliards de dollars, soit environ 2 400 milliards Fcfa, a été adopté en mars 2019 par le Conseil d’administration de la Bad. Ces investissements s’appuieront sur les 44 projets régionaux transformateurs, actuellement en cours de mise en œuvre dans la région. Diversités Il faut dire que l’intégration régionale fait partie du mandat du Groupe de la Banque africaine de développement depuis sa création en 1964. Dans le cadre de la Stratégie décennale de la banque (Sd 2013-2022), l’intégration régionale est également l’une des cinq priorités opérationnelles de l’institution. En effet, intégrer l’Afrique est l’un de ses objectifs pour accélérer la transformation de l’Afrique. Le cadre stratégique pour l’intégration régionale du Groupe de la banque articule son approche pour la mise en œuvre de l’initiative « Intégrer l’Afrique ». Aussi, cette approche est-elle synthétisée dans les documents de stratégie d’intégration régionale qui reflètent les diversités régionales et la nature unique de chacune des régions d’intervention de la Banque. Afrique du Nord, Afrique australe, Afrique centrale, Afrique de l’Est et Afrique de l’Ouest. Pour ce qui est de l’Afrique centrale, notons qu’en 2018, cette région a connu une légère accélération de sa croissance économique comparativement à 2017. Le taux de croissance moyen du Pib réel de la région, s’est établi à 2,2 % en 2018 contre 1,1 % en 2017. Demeurant ainsi en deçà de la moyenne africaine de 3,5 %. La croissance économique de l’Afrique centrale a été principalement soutenue par le rebond observé des prix des matières premières, principalement le pétrole. Les perspectives de croissance indiquent des hausses attendues du Pib réel de 3,6 % et 3,5 % respectivement en 2019 et 2020. Pour la réalisation de ces projections, la région Afrique centrale dispose d’opportunités dont elle pourrait profiter. Notamment, la croissance de l’économie mondiale, la hausse des prix du pétrole, les réformes macroéconomiques engagées dans les pays de la région et ses richesses naturelles.

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