[Économie] Projet de modernisation de la Sonara : une extension qui aurait dû s'achèver en 2018

La première phase du projet de modernisation de la Sonara devait permettre de porter la capacité de production de 2100 000 tonnes à 3 500 000 tonnes au mois de mars 2018. A l’issue de la première phase, l’unique raffinerie du Cameroun, en plus d’améliorer ses capacités de production, augmentera la capacité de chargement des camions citernes par jour à travers la mise en place d’un îlot de chargement supplémentaire et l’amélioration du matériel de comptage. Il est prévu à cet effet la construction d’une salle de contrôle automatisée. En 2002 déjà, la capacité de production de cette raffinerie inaugurée en 1981 était passée de 1,6 à 2,1 millions de tonnes. Le Cameroun importe du pétrole brut léger, du Nigéria et de la Guinée Equatoriale, et exporte le pétrole produit localement, qui a les caractéristiques d’être un brut lourd et acide. Ce brut lourd ne peut être traité de façon optimale par l’outil existant à la raffinerie, qui a été conçu au départ pour traiter du brut léger (Arabian ligth). La Société, située à Limbé, à travers le brut léger quelle importe et raffine, permet d’approvisionner le marché national et régional dans divers produits pétroliers: butane, essence super, jet, pétrole lampant, gasoil, distillât, fuel oïl. Elle raffine cependant actuellement ‘‘moins de 10% dit brut ». Avec la modernisation de ses équipements, la Sonara envisage de raffiner de plus grandes quantités de pétrole brut achetées et satisfaire ainsi la demande de produits dont le marché camerounais et régional est demandeur, à l’instar du gasoil et du kérosène. La deuxième phase du projet de modernisation des installations de la Société, qui n’a pas encore démarré pour des questions financières, portera sur la construction de nouveaux bacs supplémentaires pour le stockage de bruts et de produits raffinés; et l’installation d’un système d’hydrocraquagc. Ledit système permettra de raffiner de manière rentable les pétroles bruts lourds produits au Cameroun en vue d’en tirer les produits légers pour la consommation et limiter par conséquent la fuite des devises. Le coût du projet, dans ses deux phases, est estimé à 500 milliards de F CFA dont plus de 200 milliards de F CFA qui ont déjà été consacrés à la réalisation de la première. A l’occasion de la commémoration du premier anniversaire de l’incendie de la Société nationale de raffinage le ministre de l’Eau et l’Énergie (Mince), Gaston Eloundou Essomba, a livré ce 31 mai, sur les antennes de la radio publique CRTV, quelques informations relatives au projet de réhabilitation de l’infrastructure sinistrée. «À ce jour, je peux vous dire qu’une étude sommaire nous a déjà édifiés sur les différentes options de réhabilitation de cette structure. Par ailleurs, les premières évaluations du coût des travaux les situeraient autour de 250 milliards de FCFA et plusieurs entreprises ont déjà manifesté leur intérêt à conduire ces travaux. », a déclaré le membre du gouvernement. Gaston Eloundou Essomba a par ailleurs affirmé que le démarrage des travaux de réhabilitation de la Sonara est largement tributaire de la mobilisation des financements. Et à ce titre, une partie des économies budgétaires engendrées par le nouveau mécanisme d’approvisionnement du pays en hydrocarbure a été affectée à la Sonara. El cela est «un atout majeur», a indiqué le ministre expliquant que ces ressources donnent à nouveau à l’entreprise « un certain intérêt auprès de ses partenaires financiers». En effet, selon la même source, en sélectionnant les marketeurs par appel d’offres, le pays devrait économiser jusqu’à 150 milliards de FCFA par an en paiement de primes.

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