[Économie] Pêche artisanale : la production baisse de plus 76 000 tonnes en 6 mois

Dans le détail, on enregistre 271317 tonnes de poissons pour la pêche artisanale, 11370 tonnes de poissons pour la pêche industrielle et 7 077 tonnes de poissons pour l’aquaculture. Selon les chiffres récemment publiés par le ministère de l’Elevage, des pêches et des industries animales (Minepia), la production de la pêche artisanale maritime est passée de 111 830 tonnes au 4ème trimestre 2019 à 34 869 tonnes au premier trimestre 2020. Au cours des dix premiers mois de l’année 2019, les estimations des*productions halieutiques au Cameroun sont d’environ 289 764 tonnes. Dans le détail, on enregistre 271 317 tonnes de poissons pour la pêche artisanale, 11 370 tonnes de poissons pour la pêche industrielle et 7 077 tonnes de poissons pour l’aquaculture. La production halieutique sur la même période en 2019 montre également une forte baisse. Elle est passée de 74 229 tonnes au 1er trimestre 2019 à 50 606 au 1er trimestre 2020, soit une diminution de l’ordre de 32%. Le Minepia indique que malgré cette baisse de la production globale de poissons, le gouvernement a entrepris des actions en faveur de la pêche artisanale maritime notamment la construction effective d’un marché moderne de vente de poisson à Youpwé à Douala et la mise en fonction des trois nouvelles unités de production de glace à Douala, Limbe et Idenau pour l’amélioration de la réduction des pertes post-capture. Le pays a connu des évolutions diverses sur la période 2019-2020. En effet, entre le 4e trimestre 2019 et le 1er trimestre 2020, toutes les productions de pêche ont connu des baisses : -69% pour la pêche artisanale maritime, -56% pour la pêche continentale et -6% pour la pêche industrielle. L’aquaculture -quant à elle enregistre une hausse de 23% au 1er trimestre 2020 comparativement à son niveau au 4e trimestre 2019. La pêche continentale a quant à elle augmenté de plus de 30% et plus de 20% pour ce qui est de la production aquacole. Ces aug: mentations viennent ainsi améliorer l’offre du poisson sur les étals, déjà détériorée par la contraction des importations due à la pandémie du Covid-19 et le rationnement de la sortie des devises. Une production de viande en baisse de 8% au cours du premier trimestre 2020 La production de viande de bœuf 60 543 tonnes à 55 844 tonnes entre le 4ème trimestre 2019 et le 1er trimestre 202’0, soit un recul de 8%, avec une baisse globale de 41%. Le rapport du Minepia précise que cette baisse est fortement accentuée par la baisse de la production avicole qui connait une diminution de plus de trois quarts de son niveau il y a un an. Dans l’ensemble, la quantité produite de toutes les viandes a connu une baisse au 1er trimestre 2020 par rapport au 1er trimestre 2019. « Avec un niveau de 55 844 tonnes, la production de viande au premier trimestre 2020 est dominée par la viande bovine (25 571 tonnes, 46%), la viande de volailles (10 753 tonnes, 19%) et la viande porcine (10 327 tonnes, 19%). Les autres types de viandes (ovine et caprine) représentent 16% de la production totale de viande inégalement réparties entre ces spéculations » indique le document. Un glissement annuel qui s’explique par la baisse de la production avicole du fait de l’impact de la pandémie du coronavirus sur la filière notamment à l’importation. En 2019, le cheptel de la Société de développement et d’exploitation de la production animale (Sodepa) est passé de 18 .068 à 18 216 bovins du 1er janvier au 31 décembre. C’est grâce *à une augmentation du taux de natalité qui est passé de 35% à 45%. L’entreprise a commercialisé 110 224 tonne de viande sur la même période. Selon les chiffres officiels, entre 2015 et 2020, la production de viande devrait passer de 71 799 tonnes en 2010, à 89 814 tonnes en 2015 contre 119 341 tonnes en 2020. Pour le document de stratégie du sous-secteur de l’élevage, des pêches et des industries animales, la filière bovin-lait, il est attendu l’accroissement de 26% de l’effectif du cheptel laitier et de l’amélioration de la productivité par tête (159 litres/vache/an à 240 litre/vache/an pour une période de lactation d’au moins 180 jours.

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