[Économie] Palmiers à huile : la demande reste insatisfaite

En dépit de la taille de ses plantations, la société agro-industrielle, Socapalm, ne parvient pas encore à combler le déficit de production. Sa production représente plus de 40% du marché de l’huile de palme au Cameroun. Niais malgré cela, la société camerounaise des palmeraies (Socapalm) ne parvient pas à satisfaire la demande nationale. En cause, l’insuffisance en énergie électrique dont les conséquences entraînent des surcoûts énormes pour le fonctionnement des unités de production. A côté de cela s’ajoute le mauvais état des routes qui empêche l’évacuation de la production hors des plantations. Autre fait conjoncturel rendant difficile l’atteinte des objectifs, l’impact négatif de la Covid-19 sur les activités de la filière avec notamment la flambée des prix des intrants agricoles et la limitation des déplacements pendant le confinement pour l’achat des matières premières. Un chapelet des problèmes devant être adressé en vue de redynamiser l’activité dans les prochains jours. Malgré ces difficultés suscitées, la Socapalm a multiplié la production d’huile de palme par trois au Cameroun selon le ministre de l’Agriculture et du développement rural ( Minader), Gabriel Mbairobe. «La Socapalm permet au Cameroun aujourd ’hui de réduire sa dépendance extérieure en matière d’huile de palme. Toute la chaîne de production depuis la sélection végétale jusqu ‘à la production d’huile et la raffinerie. En plus de cela, Socaplam a un suivi agronomique assez sérieux», souligne-t-il La production d’huile de palme brute sur la base des régimes de noix de palme est issue des plantations villageoises et de la Socapalm. Cette agro-industrie représente 21 720 hectares de superficie. «La Socapalm est subdivisée en trois grands secteurs : le Nord, le Sud et le Centre. Sur le plan humain, la plantation dénombre 8 871 habitants au total. Elle offre ainsi 623 emplois directs et 1 211 emplois indirects, soit un total de 1 834 travailleurs en activité tous les jours», indique le directeur de la plantation, Frédéric Augé. Dans la cadre des projets en cours de réalisation, l’entreprise envisage le rajeunissement de la plantation par les travaux d’abattage des palmiers en fin de cycle, le replanting et l’accompagnement des planteurs villageois dans le processus de leurs plantations respectives et la construction de nouveaux logements en matériaux définitifs pour les employés. Pour le Minader, «La Socapalm est un bras séculier de l’Etat en terme d’offre de services sociaux de base tels que la santé, l’éducation, l’amélioration de l’habitat et du cadre de vie en milieu rural. Elle a ainsi un bon programme de développement», s’est réjoui le ministre. Le Gouvernement se dit être prêt à accompagner l’activité de production d’huile de palme par un rebond l’année prochaine.

Listen Audio on audio.237story.com

Social

  • Mobile App