[Économie ]Obala perd le port sec au profit de Nanga eboko

Les contours du transfert de cette infrastructure du département de la Lekié vers celui de la Haute Sa-naga demeurent, pour le moins, flous. Obala n’aura donc plus son port sec. Il a été transféré à Nanga Eboko, dans le département de la Haute Sanaga. Ainsi en ont décidé les autorités en charge du secteur, sans plus d’explications. Et pourtant, il .y a quelques mois disparaissait le village Nkol Melen par Obala, ville du département de la Lekié, situé à une trentaine de kilomètres de Yaoundé. Les populations ont été déguerpies parce que l’Etat avait décidé d’y aménager un port sec. Jusqu’au mois de décembre 2019, de nombreuses exhumations avaient lieu dans ce village traversé par l’axe Yaoundé-Bafoussam. Ici, des états de dédommagement dressés ont été rendus publics. Certains propriétaires ayant même perçu leur dû. Malheureusement, comme avec l’aéroport en 1974, et plus tard en 76 avec le complexe omnisport, la localité d’Obala et le département de la Lékié en général, viennent de perdre cette infrastructure aux opportunités multiples et multiformes. En 2018, une délégation conduite par le colonel Ousmane Diki a visité l’espace octroyé par le port autonome de Douala pour la création d’un port sec à Obala. Plusieurs hectares de terrain ont été ainsi offerts au Tchad dans l’arrondissement d’Obala pour la construction d’un port sec afin de faciliter les échanges entre le Cameroun et le Tchad. Un port sec, par définition une plateforme située en dehors de la zone portuaire, n’est pas qu’un simple lieu de dépôt de conteneurs vides indésirables sur les terminaux portuaires. Il s’agit d’un outil stratégique dans la chaîne logistique. C’est par exemple le cas avec l’ouverture d’un magasin à l’intérieur de la zone ferroviaire de Yaoundé qui ne devrait plus tarder. Le Directeur général des Douanes ayant déjà donné son accord de principe. Le Port à sec de Yaoundé sera le quatrième construit au Cameroun, après celui de Douala, dans la zone portuaire, celui Edéa dans la région du Littoral, et celui de Belabo à l’Est du pays. Leur construction vient résoudre le problème de congestion du Port autonome de de Douala (Pad). En 2013, l’unique place portuaire du pays (à l’époque le Port de Kribi n’était pas encore fonctionnel) a atteint la barre de 10 millions de tonnes de marchandises traitées. Une hausse de 9,8% par rapport aux chiffres de 2012, qui étaient d’environ 9 642 000 tonnes. Dans un rapport rendu public en 2014, l’Autorité portuaire nationale (Apn) faisait remarquer que «Le port de Douala a été conçu pour accueillir un trafic de 10.000.000 de tonnes. Le trafic actuel étant de plus de ce volume, le port se trouve donc mécaniquement en sous-capacité». C’est donc pour décongestionner le Port de Douala, que l’idée de créer des ports secs à travers le pays, dont celui d’Obala. Les opinions exprimées par l'auteur de cet article ne sont pas celles d'Opera News.

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