[Économie] Mayo-Danay : 1,2 milliards de FCFA pour accompagner les riziculteurs

Huit structures seront construites à cet effet pour les coopératives et les associations. Rien ne sera jamais plus comme avant pour les riziculteurs de la Société d’expansion de la riziculture de Yagoua (Semry). Dans sa volonté de moderniser la société et surtout de responsabiliser davantage les riziculteurs dans la chaîne de production, te gouvernement camerounais, à travers un financement de la Banque vondiale, va mettre en place des infrastructures au profit des coopératives et des associations des producteurs du riz. C’est pour évaluer l’état d’avancement des travaux de construction de ces structures mais aussi d’identifier des sites qui vont abriter d’autres structures que le directeur général de la Semry, Fissou Kouma, le coordonnateur du Pulci, Laoumaye Merhoye ainsi qu’une forte délégation d’acteurs étaient sur le terrain les 13 et 14 mars derniers. À travers ces équipements, la Semry entame de façon décisive son processus de restructuration. Cette descente sur le terrain leur a permis donc aussi de s’assurer que tout est fait dans les règles de l’art. De même qu’elle a permis de situer les membres des Associations des usagers de l’eau (AUE) ainsi que ceux des coopératives sur ce qui est attendu d’eux par les pouvoirs publics. H uit sites ont été retenus, soit 4 à Yagoua, 2 à Vele et 2 Maga. Chaque site bénéficiera de deux lots, notamment les magasins pour les coopératives ainsi que les bureaux pour les AUE, d’un montant total de près 150 millions de Fcfa par site pour un coût global de près de 1,2 milliards de Fcfa. Et Le magasin en forme de «L» disposera de trois compartiments pour stocker engrais, semences, un bureau ainsi qu’une salle de réunions. Les bureaux des AUE des dimensions 9 sur 8, sont composés d’un bureau du président de l’AUE, d’une salle de réunion, un secrétariat et une garderie, des toilettes et un forage à énergie solaire doté d’un château. Dans exactement 3 mois, c’est-à-dire au 21 mai prochain, les riziculteurs de la Semry seront parmi les plus gâtés. Ils disposeront d’infrastructures modernes équipées pour leurs coopératives et les associations des usagers de l’eau. Pour les premiers, il sera question d’entretenir les canaux d’irrigation et de veiller à la bonne gestion des eaux, alors que pour les seconds vont permettre de stocker et de sécuriser les intrants. Pour Noël Ndjodje, spécialiste du génie civil du Pulci, par ailleurs superviseur des travaux, les infrastructures qui sortiront des terres dans les prochains jours font entrer la Semry de plain-pied dans sa phase opérationnelle de la modernisation. Cheville ouvrière dans la réalisation des travaux, cet ingénieur est plutôt rassurant quant au respect des délais. «Tout sera bouclé dans les 3 mois si les entreprises reçoivent régulièrement les approvisionnements conséquents. Cela leur permettra de multiplier les équipes sur le terrain et d’accélérer les travaux. Et tout sera réceptionné à date comme prévu. H n’y a pas de doute là-dessus.» Pour le directeur général de la Semry, maître d’ouvrage délégué, l’évolution des travaux sur le terrain est à féliciter même si, reconnaît-il, par endroit des efforts doivent être faits. Pour le coordonnateur du Pulci, Laoumaye Merhoye par ailleurs maître d’œuvre, explique l’avènement de ces infrastructures par la volonté de la Semry de transférer ses compétences vers les producteurs.

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