[Économie] Les sécessionnistes paralysent l'équivalent de 30,6% des jours ouvrables

Dans cette partie du pays, les entreprises agro-industrielles à capitaux publics sont particulièrement impactées et sont quasiment à l’agonie. Les opérations de verrouillage et de «villes mortes» dans le Nord-Ouest et du Sud-Ouest continuent d’alourdir le bilan économique de ces régions. Selon une étude du Gicam, ils représentent l’équivalent de 30,6% des jours ouvrables depuis deux ans et demi». 5,5 milliards FCfa de pertes Dans le même temps, apprend-on, environ 35% du territoire de ces régions n’est plus accessible pour les entreprises. Y compris celles de distribution. Conséquences : des épisodes réguliers d’inflation et de pénuries de certains produits. La fermeture des services sociaux et des administratifs indispensables pour maintenir des employés dans certaines zones. Tout ceci cause un manque à gagner estimé à plus de 5,5 milliards FCfa par an depuis 2017. Dans cette partie du pays, indique le Gicam, les entreprises agro-industrielles à capitaux publics ont été particulièrement impactées. Elles sont quasiment à l’agonie pour une perte sèche de l’ordre de 35 milliards FCfa de revenus pour les producteurs. De même, en raison des destructions d’équipements des opérateurs de télécommunications, le service internet ne peut plus être assuré sur plus de 40% desdites régions. Opération de survie Globalement, et selon le patronat, 86% des chefs d’entreprises du pays estiment que la crise anglophone a des répercussions négatives sur leurs activités. «Pour survivre et préserver un minimum de présence et d’activités dans le Nord-Ouest et du Sud-Ouest, les acteurs économiques ont dû opérer des ajustements difficiles. Conscients de ce qu’un abandon complet aggraverait davantage une situation humanitaire et sociale déjà critique », indique l’étude. En même temps qu’il apprécie la portée des incitations instaurées par de récents décrets du Premier ministre portant reconnaissance du statut de zones économiques sinistrées, le Gicam pense que «cette démarche mérite aujourd’hui d’être accompagnée dans une approche holistique». Cela pourrait se faire d’une part à travers le soutien aux unités opérationnelles dans ces régions. Et d’autre part par le relèvement économique post-crise du Nord-Ouest et du Sud-Ouest.

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