[Économie] Les employés de camair-Co sans cotisation à CNPS

Selon Jules Frédéric Benga Nseke, président de syndicat, les cotisations sociales constituent l’une des dettes les plus grosses de la compagnie aérienne nationale. La Camair-Co, la compagnie aérienne camerounaise, va mal. Très mal. Après la mise en chômage technique « forcée » de 371 employés en juin dernier, l’on apprend que le personnel est sans cotisation sociale depuis bien longtemps. Des ex-employés sans pensions retraites « Camair-Co ne verse pas les cotisations à la CNPS (Caisse nationale de la prévoyance sociale). C’est pourtant collecté dans les salaires à la source. L’une des dettes les plus grosses de Camair-co lui est réclamée par la CNPS », révèle Jules Frédéric Benga Nseke. C’est le Président national du Syndicat des travailleurs des transports aériens du Cameroun (STTA). Il était ce mardi 8 septembre 2020 l’invité de la station de radio « ABK radio ». « Il y’en a qui sont retraités depuis décembre 2019. Mais n’ont pas encore perçu leur solde de tout compte jusqu’à ce jour », regrette le syndicaliste. Comment relancer la Camair-Co ? Selon lui, le volet social est le plus important dans la relance du transporteur. Si le travailleur est sinistré au quartier, avertit-il, ça va se répercuter sur son travail. « Nous disons que les salaires des travailleurs doivent être payés entièrement et à tout le personnel de camair-co. Les bailleurs ont expulsé beaucoup de travailleurs de camair-co », déplore Jules Frédéric Benga Nseke. Durant son intervention, il est revenu sur la décision du top management de mettre en congés technique une partie du personnel. Cette mesure d’austérité, visant notamment à limiter l’accroissement inutile de la dette salariale, avait été boudée. Et pour cause, « le DG a pris sur lui de mettre en congé technique des délégués du personnel, sans en aviser au ministère du Travail, sans respect de la législation. Ce sont des comportements qu’on ne voit que dans des pays où règnent une tyrannie sans nom ». Pour que Camair-co sorte de la turbulence, il faut, d’après le président national du STTA, simplement que les textes en vigueur dans l’aéronautique mondiale soient respectés.

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