[Économie] Les corridors camerounais en perte de compétitivité

Plusieurs motifs sont à l’origine de cette situation, pareil pour le fait que le métier de transporteur ne nourrit pas son homme au pays. Selon Raymond Moungang, président régional Littoral du Syndicat national des transporteurs routiers du Cameroun (SNTRC), dans l’activité dertransit, c’est lé Cameroun qui est au coeur de tout, en tant que point d’arrivée des marchandises en direction du Tchad et de la RCA, car ce sont ses plateformes portuaires qui sont utilisées. Sauf que « de Douala jusqu’à la frontière tchadiehne ou centrafricaine, les infrastructures, dit-il, et les services camerounais constituent l’éventail des griefs qui ont toujours été faits au Cameroun par où débarquent et transitent les marchandises. Tracasseries administratives, policières et douanières, dysfonctionnements dans le système de géolocalisation des marchandises, le coût des prestations, la vétusté de certaines installations, l’état de dégradation do-certains axes routiers, ont toujours constitué le lot des transporteurs sur nos axes routiers». Le contexte sécuritaire apprend-t-on que traverse le pays a nécessité le renforcement des mesures de sécurité à travers le déploiement de plus de forces de sécurité sur les axes routiers Malheureusement, il se trouve, souligne le Sntrc, que: les multiples barrières érigées, sur les routes ne se livrent plus à de véritables contrôles de sécurité, pour lesquels «nous sommes favorables, mais sont venus s’ajouter aux nombreux postes traditionnels pour faire la police de route». Non à la double immatriculation des transporteurs Tchadiens Dans la même veine, l’interlocuteur observe que tous les camions qui circulent ne sont pas ceux des professionnels du transport routier car, certaines entreprises réalisent le transport des produits qu’elles proposent et commercialisent avec leurs propres moyens et ne sont pas soumises à une inscription au registre des transports pubiics de marchandises, en violation de la loi 2001/015 du 23 juillet 2001, régissant les professionnels de transporteur routier et auxiliaire de transport routier. Et donc, cette forme de transport clandestin plombe l’activité des professionnels. Aussi, cite Raymond Moungang, d’autres problèmes existent: les différentes crises économique, sécuritaire et sanitaire, la libéralisation de l’économie mondiale, les multiples intermédiaires clandestins, le prix du transport en direction de l’hinterland qui a connu un dégression progressive. De 4 500 000 Fcfa il y a une dizaine d’années, on est aujourd’hui à moins de 3 000’000 Fcfa. Cependant les charges d’exploitation n.’ont cessé de croître. A cela s’ajoute l’entretien du matériel roulant, le traitement des travailleurs et le renouvellement du parc automobile qui sont pratiquement impossibles au regard de la baisse de productivité qui caractérise la plupart des entreprises de transport. Sans oublier pour le déplorer « le phénomène de plus en plus récurrent de la double immatriculation des transporteurs Tchadiens qui, profitant d’une réglementation communautaire flexible, ont entrepris de créer des sociétés de droit camerounais. Cette situation entraîne un faisceau de préjudices aux transporteurs nationaux qui voient ainsi une partie de leur quota conventionnel confisqué par les Tchadiens. Ces mêmes Tchadiens qui violent allègrement les dispositions de la Convention Bipartite en empruntant impunément les itinéraires non prévues par cette dernière».

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