[Économie] L'exploitation forestière illégale prend de l'ampleur au Cameroun

Des ONG dénoncent des cas d’exploitation forestière illégale dans les régions du Centre et de l’Est. Plusieurs sociétés sont épinglées. L’exploitation forestière illégale prend de l’ampleur au Cameroun. Dans les régions du Centre et de l’Est par exemple, plusieurs cas d’exploitation forestière illégale ont été dénoncés. Il s’agit entre autre du non-respect des droits des communautés riveraines de la VC 0808233 attribué à Cafeco SARL. Cette société « a déjà exploité prêt de 3500 m3 de bois sans reverser aux populations les sommes destinés aux réalisations sociales (2000/m3) en violation de l’article 66 (1)1 de la loi de 94 portant régime des forêts ». Lit-on dans les synthèses des rapports d’observation indépendante externe-Cameroun. Des rapports produits en septembre-novembre 2019. Sciage non autorisé Les essences non-autorisées que la Cafeco a exploitées sont notamment le Bubiinga (Guibourti tessmannii) et le Wengue (Milletia barteri). Dans le rapport, d’autres sociétés sont également épinglées. Il s’agit de la Scierie du Mbam et Kim (SMK) ; la société Huguette forestière attributaire de la vente de coupe N° 0808230. Mais aussi, la société COFA (aux environs du village Djaposten (arrondissement du Dja/Mindourou) et la société IFTCA attributaire de la Vente de Coupe (VC) 0804401. Complicité du ministère de la Forêt Egalement mis en cause, l’association ASBAD et la société Enoumedi Noah Joss Cédar (ENJC). En complicité avec certains individus du village Alouma et du responsable local du ministère de la Forêt. Les essences exploitées au cours de ces activités d’exploitation forestière présumée illégale sont essentiellement : le Bubiinga, le Wengue, le Doussié Blanc, le Dabéma, le Tali (Erythrophoeum ivorensis), l’Ayous(Triplochiton scleroxylon), le Fraké… Notons-le. Les faits cités ci-dessus sont réprimés par les articles 1561 de la loi n° 94/01 du 20 Janvier 1994. Portant régime des forêts, de la faune et de la pêche. Par ailleurs, l’abandon des billes amène à présumer le non-respect de l’article 126(1) du décret n°95/531/PM du 23 août 1995.

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