[Économie] Inflation : le Cameroun en souffre

Dans plusieurs marchés du pays, la hausse des prix est devenue une réalité qui met en mal la vie-des consommateurs. Des fruits et légumes aux produits importés en passant par l’électronique ou l’électroménager, l’inflation gagne du terrain dé jour en jour, alors que le ministère du commerce reste impassible. La hausse généralisée et persistante du niveau général des prix entraine un grossissement anormal et excessif des moyens de paiement des consommateurs. Ceci est toujours le cas au Cameroun. Le taux d’inflation était de 2,0% en 2020, plus de 2,4% en 2019, +1,1% en 2018 et 0,8% en 2017. Au premier-trimestre 2021, le pourcentage n’a pas beaucoup évolué. Le Cameroun n’a jamais échappé à la hausse des prix, malgré les efforts du gouvernement implémentés par le ministère du commerce. L’inflation n’est pas maitrisée à proprement dire et les consommateurs dénoncent toujours la vie chère. Si les produits comme les œufs, le lait, le poisson, les fruits et légumes, les fruits de mer, les huiles et graisses, les sels et sauces sont hors de portée, le maïs, le blé, le coton, le cacao ou encore le café ne peuvent être achetés que par des personnes aux revenus considérables et élevés ou des entreprises de transformation étrangères, voire privatisées. Quant aux produits comme le riz et les appareils électroniques et électroménagers, ils sont tout simplement importés au grand dam de la Semriz (Société d’expansion et de modernisation de la riziculture) une société à capital public avec pour unique actionnaire, l’État et des entreprises électroniques inexistantes dans le pays. Le prix de la viande (bœuf, porc, poulet) est lui aussi devenu inaccessible pour les personnes pauvres ; les prix du gaz ou encore du logement sont compris dans cette même catégorie. En plus de cela, le panier de la ménagère n’arrive plus à se remplir au marché quand-bien même elle veut se procurer des produits frais de chez nous tels que les feuilles de manioc, le zom, le ndolè frais, oignons et choux, les tubercules, tant ceux-ci connaissent une flambée. Les populations remettent en cause le niveau de vie sensé être au dessus de la moyenne compte tenu de la croissance démographique, mais d’après un constat alarmant, elles vivent plutôt sous le seuil de la pauvreté en raison notamment de la flambée des prix sut le marché. Cette montée brutale des prix est observée principalement sur la vente et l’achat des denrées alimentaires qui sont le point focal de l’économie . informelle toute économie reposant nécessairement sur une bonnè alimentation. Or, avec la hausse des prix, il est quasiment impossible d’avoir une autosuffisance alimentaire. Conséquence, la marchandise n’est pas écoulée, et il y a d’importantes pertes financières chez les commerçants et une incapacité d’achat des produits chez les consommateurs. Le gouvernement devrait revoir sa stratégie de lutte contre l’inflation synonyme de lutte contre la vie chère, pour donner à toute la population de quoi vivre décemment. Car à la longue le pays fera face à une nouvelle crise de la faim pouvant générer des émeutes. Il est grand temps de songer à une déflation généralisée et durable pour une égalité sociale pouvant être l’une des passerelles de l’émergence en 2035.

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