[Économie] Déception de la filière Oignon dans l'Adamaoua

Au quartier 12 poteaux, plusieurs femmes et jeunes hommes s’adonnent à cœur joie à la culture de plusieurs variétés de légumes. Au milieu de ces champs verdoyants qui donnent fière allure à la zone réservée à l’agriculture urbaine, c’est l’espace consacré à la culture des oignons qui attirent l’attention et la curiosité des passants.Il est de notoriété publique que la culture d’oignons pousse plus dans des zones chaudes de la région de l’Extrême-Nord. Phénomène relativement récent, l’introduction de la culture d’oignon prend progressivement l’élan. Les espoirs suscités par la filière sont illusoires. Pourtant pendant la phase d’expérimentation, les oignons cultivés dans l’Adamaoua ont connu un essor significatif. Ils ont alimenté pendant quelques années les marchés locaux contribuant ainsi à la stabilité, voire à la baisse de son prix, allégeant le panier de la ménagère. Les pionniers de la production ont aujourd’hui lâché du lest et la filière s’est effondrée et s’est retrouvée abandonnée à la mercie des quelques parachutistes et vautours désireux avant tout de se faire un peu d’argent. Les problèmes qui entravent son décollage ont pour nom : le difficile accès à la terre et aux intrants, mais surtout l’absence des magasins modernes pour le stockage. « J’ai perdu plus de 3 millions à cause de la pourriture, conséquence du manque de magasin adéquat pour le stockage des oignons. La grande majorité de ma récolte a pourri, il faut que l’Etat pense à nous doter d’une infrastructure moderne de stockage, des surfaces aménagées et un accompagnement, du suivi afin de valoriser la culture d’oignon », déclare Ahmadou, président de la société coopérative des acteurs de la filière oignon Ngaoundéré, qui a un projet de transformation d’oignons en poudres.

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