[Économie] Conditionnement d'eau : suspendue , l'entreprise Sano contre-attaque

Le top management soutient que l’entreprise est totalement en conformité avec des exigences camerounaises. Depuis plusieurs jours, une vidéo devenue virale présente des employés de l’entreprise de production et de distribution d’eau Sano’ en train de procéder à un embouteillage manuel du précieux liquide. Cette situation a amené le ministre des Mines de l’industrie et du développement technologique à prendre la décision de suspendre l’entreprise Sano pour six mois pour « non-respect des normes d’exploitation et de conditionnement des bouteilles et de bonbonnes d’eau destinées à la consommation du public, en application des dispositions des articles 95, 213, et suivants de la loi n°2016/017 du 14 décembre 2016 portant Code minier ». La production devrait être effective dans six mois à condition de remplir certaines conditions. Notamment la présentation d’un rapport de décontamination totale du site, réalisé par une structure agréée par le ministère en charge de la Santé publique, la présentation d’un plan de gestion des déchets approuvé par l’administration en charge de l’environnement, etc. Face à la presse vendredi dernier, le top management soutient que l’entreprise est totalement en conformité avec des exigences camerounaises. Pour le justifier, il brandit deux résultats d’analyse : Le premier, qui remonte au 7 janvier 2021, a été fait par le Centre des analyses, des essais et de la métrologie industrielle, section des analyses de substances fluides/laboratoire des analyses bactériologiques du Minmidt. Absence de germes potentiels pathogènes Le rapport de cette analyse ressort une totale absence de germes potentiels pathogènes. Germes sur les indicateurs de contamination zéro. Sur le nombre de coliformes thermo tolérants dans 100 ml, rien à signaler, zéro spores de bactéries anaérobies. Le 13 janvier 2021, une autre analyse du même acteur est faite sur les eaux de Sano. Le chef de centre est constant dans ses observations : « Eau de minéralisation faible, douce et claire, caractère organoleptiques normaux. Aucun paramètre physicochimique susceptible de nuire à la santé. » Sano présente dans la foulée une ligne de conditionnement automatique, désormais à l’arrêt : « Nous avons vu la vidéo. Nous la reconnaissons. Mais cette chaine de production n’est pas celle destinée à la production de l’eau mise sur le marché. C’est un point de nettoyage pour le recyclage », argumente Marie Bernadette Moyo, en charge de la communication. Pour elle, il s’agit d’une « indélicatesse », qui ne devrait pas porter atteinte à cette entreprise qui a nécessité 800 millions de FCFA pour son démarrage.

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