[Économie] Camwater :les dessous d'une grève annoncée

Agissant sous le couvert d’une synergie des syndicats des travailleurs opérant à la Camwater, une pétition valant préavis de grève est en circulation depuis quelques jours dans l’opinion. Au centre de cette montée d’adrénaline, l’élaboration d’un plan de paie unique à la Camwater qui ne semble pas plaire à quelques employés, manipulés par des parrains connus et identifiables dont les réussites du management actuel étalent aux yeux du monde leur incurie. Dans leur pétition adressée au Premier ministre, chef du gouvernement, les griefs s’enchainent à un rythme effréné. L’on peut retenir de leur complainte que toutes les retenues opérées sur les salaires des agents en violation du Code du travail soient rétablies ; l’application effective des résolutions contenues dans le procès-verbal de concertation du 12 décembre 2019 et des solutions aux demandes additionnelles introduites auprès du ministre du Travail et de la Sécurité sociale. Les frondeurs considèrent ainsi que les travaux de la commission mixte paritaire ont échoué du fait de la défection sans justification de la délégation des employeurs. D’ailleurs, l’une des accusations de l’équipe des employés porte sur le non-aboutissement des travaux à cause du dilatoire de l’employeur lorsque ce n’est pas la ruse du même employeur qui est présentée. C’est donc fort de ces accusations que cette synergie des syndicats des travailleurs opérant à la Camwater annonce qu’en cas de la non-application de ces revendications, l’ensemble des travailleurs de la Camwater se verra obligé d’observer un arrêt de travail illimité à compter du 6 novembre 2020 à minuit, tout en déclinant sa responsabilité sur les éventuels débordements qui pourraient en découler. Ce qu’on peut dire au sujet de cette subite poussée de fièvre, c’est que tout un comité interne chargé de l’élaboration d’un plan de paie unique à la Camwater a mené de travaux qui ont pourtant obtenu l’assentiment de tous. « Au terme des travaux qui se sont déroulés dans un esprit de convivialité, les membres du Comité interne chargé de l’élaboration d’un plan de paie unique à la Camwater soumettant les différentes propositions relatives au plan de paie unique, au modèle de bulletin de paie unique, à la résolution en préparation et aux simulations effectuées sur la base des textes en vigueur et de l’organigramme, à l’appréciation de Monsieur le directeur général dont la décision fera l’objet de validation par le Conseil d’administration », indique la note de présentation du directeur des Ressources humaines de la Camwater au Dg. Sauf que le Dg Gervais Bolenga dans une correspondance le 7 octobre 2020 adressée au secrétaire général des services du Premier ministre relative à ces réclamations syndicales donne des éclaircissements à cette situation. « J’ai l’honneur de vous faire tenir les éléments d’éclaircissement suivants, rappelés à moult occasions aux acteurs intéressés : la nécessité de conférer une force juridique probante au groupe de travail susvisé, en sollicitant les visas consacrés, en droit fil de la circulaire N°004/Cab/Pr du 20/08/1991 relative aux visas administratifs ; la composition de ladite instance, forte d’une vingtaine de membres semble pléthorique et dérogatoire à l’article 12(1) du décret N°2018/9387/Cab/Pm du 30 novembre 2018 : « la composition d’un comité interministériel ne peut excéder quinze (15) membres »; au regard du rythme de deux (2) sessions par assise imprimé aux travaux, la soutenabilité budgétaire de cette activité semble compromise dans le contexte de rétrécissement de nos ressources. En rappel, suivant l’article 18 (2) du texte susvisé, le paiement des indemnités « est subordonné à la production du rapport d’étape des travaux sous réserves des dispositions contraires et des éléments attestant de la participation effective des intervenant aux travaux », va préciser le Dg au Sg/Pm. Manipulations des féaux Sur un tout autre plan, le Dg de la Camwater, Gervais Bolenga expliquait que la suppression de 25% du salaire à 52 cadres affectés procède de la mise en application d’une résolution du Conseil d’administration du 22 décembre 2018 ceci, en tirant les conclusions d’une mission du Contrôle supérieur de l’Etat ayant jugé certaines primes sans fondement juridique et donc assimilables à un détournement de deniers publics. D’ailleurs, pour le Dg, « nonobstant les réticences d’une minorité à assimiler les mesures de rigueur et de moralisation impulsées, le climat reste serein dans l’entreprise. » Gervais Bolenga semble-t-il ou feint-il d’ignorer la capacité de nuisance de ces forces coalisées des différents réseaux claniques qui sont en permanence manipulés par leurs parrains aujourd’hui en prison et qui continuent obstinément à épier tout ce qui se passe à la Camwater ? Il se dit pourtant en petits comités dans ces milieux que Gervais Bolenga, tout premier Dg non originaire de la Me-fou et Akono depuis des décennies, est victime, à la fois, de ses origines, de sa rigueur et de sa détermination à démanteler tous les réseaux de faux qui, pendant de longues années, avaient fini par gangrener aussi bien l’ex-Snec que la Camwater. Un peu comme si ses réussites et ces succès actuels sont là pour les culpabiliser davantage en étalant aux yeux du monde leur incompétence et leur incurie. Donnant ainsi raison à leur incarcération. Voilà donc ce qui sous-tendrait leur acharnement à le torpiller pour que Gervais Bolenga ne connaisse jamais le succès. Ainsi, ils vont se gargariser de ces éventuels insuccès souhaités et entretenus par la manipulation de leurs féaux encore tapis à la Camwater pour clamer leur innocence et leur indispensabilité. L’on se souvient encore que le ministre de l’Eau et de l’Energie, Gaston Eloundou Essomba était dans le même collimateur. Mais il a trop vite compris le stratagème en nommant Tatiana Biloa, ancienne Dag sous le magistère de Basile Atangana Kouna au poste d’inspecteur général. Une promotion qui lui vaut toute la cabale de l’ancien Minee aujourd’hui en prison et matérialisée par une certaine presse à la remorque de Basile Atangana Kouna. Il suffit de lire les titres de cette presse-là à longueur d’édition. Ce qu’il faut démontrer !!!

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