[Économie]Biya prend des mesures pour sauver les entreprises publiques

Les entreprises camerounaises qui dépendent entièrement des subventions de l’État et celles dans lesquelles l’État est actionnaire devraient désormais obtenir de meilleurs résultats à la suite de trois décrets présidentiels signés mercredi 19 juin 2019 par le chef de l’État, Paul Biya.Les trois décrets relatifs aux statuts généraux des entreprises et sociétés d’État au Cameroun interviennent à un moment où l’État tente de réduire ses dépenses. Parmi les autres questions clés abordées dans les décrets, la rémunération et les autres avantages financiers des principaux dirigeants des sociétés d’État dans le pays seront basés sur le chiffre d’affaires de leur société sur une période de trois ans.Le décret n ° 2019/321 et le décret n ° 2019/322 du 19 juin 2019 fixent les catégories d’établissements publics, la rémunération, les indemnités et avantages de son équipe de direction tandis que le décret n ° 2019/320 du 19 juin 2019 précise les modalités de l’application de certaines dispositions de la loi no. 2017/010 et 2017/011 du 12 juillet 2017 relative au statut général des établissements et entreprises publics.En outre, les décrets ont permis de clarifier le fonctionnement des entreprises publiques dans le pays. Les rôles des présidents du conseil d’administration et des directeurs généraux ont été clairement définis. Les décisions du conseil d’administration prennent la forme de résolutions et le président cosigne avec l’un des membres du conseil. Le recrutement du personnel doit répondre aux besoins spécifiques de la société, tels qu’exprimés par le directeur général.Pour garantir flexibilité et performance, le directeur général est celui qui est autorisé à attribuer des contrats dans une société appartenant à l’État. Le directeur général ou le directeur général adjoint nommé en tant que membre du gouvernement perd automatiquement son poste de directeur général ou de directeur général adjoint. Bien que le fonctionnement des entreprises et des sociétés d’État soit sous le contrôle du conseil d’administration, celles-ci sont gérées par le directeur général, qui doit toutefois demander l’autorisation du conseil d’administration en cas de problème au sein de l’institution. Les rôles spécifiques du conseil d’administration et ceux de la haute direction ont été clairement définis. Les instruments juridiques ont également clairement indiqué que personne ne siègera désormais au conseil d’administration d’une entreprise publique à la retraite ou à l’expiration de son mandat.En ce qui concerne les rémunérations et autres avantages financiers, ceux-ci seront basés sur la production des entreprises pour une période de trois ans.

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