[Économie] Bertoua : les pompes funèbres sont partout

Le secteur des pompes funèbres est en plein explosion, au vue des multiples investissements qui s’opèrent dans le secteur. Le secteur des pompes funèbres semble être le nouvel eldorado des opérateurs économiques dans la ville de Bertoua et ceci au vu du nombre d’entreprises des pompes funèbres qui ouvrent les portes. Il y a encore quelques années, seules deux entreprises de pompes funèbres exerçaient dans la ville de Bertoua, aujourd’hui on en compte une quinzaine. « C’est facile à comprendre, c’est parce que le secteur marche bien. Il y a des morts tous les jours et il faut bien les inhumer, avec tout le respect, par conséquent il faut se procurer un cercueil », pense Achille Bebey en service à la procure de Bertoua. La plus part ces pompes funèbres sont situées au quartier Yadémé, le long de la route qui mène à l’hôpital régional de Bertoua. « C’est un endroit stratégique car il facilite le transport des caisses aux clients », justifie Tedogmo Bolvine Pascal, propriétaire d’une pompe funèbre. Dans ces boutiques, on retrouve des produits variés pour des oraisons funèbres et à la portée de toutes les bourses : « Nos clients sont ceux qui sont en état de détresse, nous partageons leur peine. Il est donc difficile de vendre un article à sa juste valeur. Car pour compatir à la douleur du client nous leur accordons le maximum de réduction possible», déclare Elvis Zoleko, propriétaire d’une pompe funèbre. « Nous ne gagnons pas grand-chose, mais la fréquence de la clientèle nous permet de joindre les deux bouts », affirme Tedogmo. Dans la quasi-totalité des boutiques, le prix des caisses (cercueils) s’évaluent à 60.000 FCFA au minimum, ce qui ne gêne pas beaucoup les populations. « On s’adapte, le prix ne fait pas problème, et le produit est toujours disponible, il n’y a pas lieu de se focaliser sur le prix car chacun se procure un cercueil à la hauteur de sa bourse», laisse entendre Ba’ana Jean. Pour l’instant, les opérateurs économiques continuent à s‘investir dans le secteur, mais il faut aussi songer à d’autres grandes villes de la Région de l’Est notamment Abong Mbang, Batouri, Yokadouma où le terrain est encore vierge car on n’y retrouve pas de pompes funèbres.

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