Dédicace: Abakar Ahamat présente son nouveau livre

Le commandement territorial ne laisse personne indifférent. Administrateur civil principal hors échelle, à la retraite depuis octobre 2015, Abakar Ahamat l’avait rappelé il y a moins de deux ans, en plongeant ses lecteurs dans les dédales de la préfectorale, dans un premier ouvrage intitulé : « L’audace d’être différent », paru en juillet 2017 aux Editions Ifrikiya. Moins de deux ans après, l’auteur revient sur le sujet en mettant en lumière une des facettes de ce « métier captivant et absorbant » qui, souligne-t-il, s’apprend sur le terrain et non à l’école. Il se livre de nouveau avec « Ni courtisan, ni flagorneur», paru chez le même éditeur. L’ouvrage a été présenté au public de la région du Sud, le 30 janvier dernier, au cours d’une cérémonie de dédicace qui a eu pour cadre la salle des fêtes de la délégation régionale du ministère du Tourisme et des Loisirs à Ebolowa. En présence du gouverneur Félix Nguélé Nguélé, l’auteur a présenté son travail dans ce style simple et direct qu’on lui connaît. Comme pour se mettre au diapason de la trame de fond de l’ouvrage, le discours, compris ici comme l’art de « persuader et de convaincre son auditoire par le verbe et la verve ». Le discours, a-t-on tout de suite perçu, est au centre de l’ouvrage. « Ni courtisan, ni flagorneur » traite de la rédaction des discours ou des déclames de discours. L’auteur soutient avec évidence que l’on n’enseigne l’art d’écrire un discours dans aucune grande école de formation au Cameroun. L’auteur lance donc un cri de coeur, avec le voeu que ce module soit inscrit dans les programmes. L’intime conviction d’Abakar Ahamat est qu’il faut savoir « persuader et convaincre son auditoire par le verbe et la verve ». Il ne s’agit pas d’un « pense-bête », à recopier sans scrupule. L’auteur s’appuie sur son riche parcours professionnel, sur son expérience de fonctionnaire de terrain, pour partager ce qu’il croit fermement être des « trucs et astuces essentiels » à maîtriser pour préparer et délivrer un discours accrocheur. L’ancien gouverneur de province et de région s’inscrit également dans l’air du temps et invite à donner corps au label camerounais, qui doit désormais être un «discours bilingue » et non « un discours traduit ou interprété dans l’une ou l’autre langue officielle » du Cameroun. Au final, « Ni courtisan, ni flagorneur » est une oeuvre littéraire qui rappelle des généralités sur les discours ; allant des fonctions essentielles du discours à l’importance du rapport de force entre le locuteur et l’interlocuteur, en passant par la classification des discours et/ou l’identification dans un discours. Un livre de chevet fort utile pour les dirigeants et les étudiants. Son prix est fixé à 15.000 F pour les premiers et 10.000 F pour les seconds

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