Décès de Fouman Akame : 5 postes majeurs se libèrent déjà

Un haut dignitaire meurt (paix à son âme) et tout d’un coup 5 postes majeurs au moins se libèrent. Tout ceci dans un pays où près de 70% de la population est au chômage. Et certains, maladroitement camouflés derrière une phraséologie glauque et fumeuse, feront mine de s’étonner que ce régime soit autant honni. D’ailleurs, ils sont prompts à agiter avec une grande facilité la morale des repus et l’injonction quasi-obsessionnelle au patriotisme, mais tolèrent parallèlement les élites prédatrices, les dérives d’une guerre qui n’a que trop durée, le hold-up électoral le plus grotesque de notre histoire, le chômage toujours endémique des jeunes, la corruption généralisée dont le retrait de la CAN n’aura été que la pointe de l’Iceberg. Bien plus encore, ils parleront passionnément de patriotisme au cœur d’une capitale qui pourtant croule sous le poids des ordures et dont la face hideuse est recouverte d’un immense make-up de poussière crasse. Bonjour les maladies. Tiens, parlant des maladies. Contrairement à ce haut dignitaire qui vient de s’éteindre à Genève nous dit-on, les malades lambdas, ces victimes de la malgouvernance ne pourront pas bénéficier d’une évacuation sanitaire. Car, ils auront beau cumuler plusieurs jobs qu’ils ne pourront jamais s’offrir un avion médicalisé Baden Baden ou Neuilly-sur-Seine. Encore faudrait-il déjà pouvoir s’offrir les soins dans un « hôpital de référence » de la place. Comme dit au « kwatt »: « ce n’est pas le qui veut, c’est le qui peut ». Il est loisible de constater enfin que pour ces citoyens ordinaires, ces « no names », la mort dans l’indifférence généralisée intervient toujours avant la cinquantaine. En somme, ils vivent jeunes et pauvres et meurent pauvres. Mais non sans avoir été tenus de compatir à la disparition des fossoyeurs de leurs espérances. Ainsi va la vie en satrapie.

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