De leur prison,les membres du MRC remercient la communauté internationale

Dans une déclaration publiée dimanche, les cinq leaders politiques et de la société civile (en tête desquels le président légitimement élu du Cameroun, Pr. Maurice Kamto) emprisonnés à la suite des marches pacifiques du 26 janvier 2019 contre le hold-up électoral ayant abouti à la reconduction à la tête de l'Etat de Paul Biya, prennent acte des prises de position de certains leaders de la communauté internationale au sujet de la crise postélectorale au Cameroun et de la lancinante crise anglophone. Constitués en un groupe qu'ils ont baptisé "Alliés pour le Changement au Cameroun" les signataires de la déclaration, que sont Maurice Kamto, Penda Ekoka, Albert Dzongang, Paul Eric Kingue et Valsero, disent leur gratitude à toutes ces sommités de la politique et de la diplomatie internationales qui ont daigné se pencher sur le cas critique Cameroun, pour porter un regard objectif et proposer des solutions de sortie de crise et surtout adjurer le régime Biya, au centre de tous ces conflits, de respecter les droits humains et de laisser prévaloir l'Etat de droit. Ils font ainsi référence au Secrétaire Général des Nations Unies, Antonio Guterres, au Haut Commissaire des Nations Unies aux Droits de l'homme, la présidente Michelle Bachelet, à la Haute Représentante de l'Union Européenne, Federica Mogherini, et au Sous-secrétaire d'Etat américain aux Affaires africaines, Tibor Nagy, dont les différentes déclarations tendent à faire comprendre aux dirigeants camerounais qu'ils s'y prennent mal pour gérer l'adversité politique et les révoltes armées ou non.Maurice Kamto et ses alliés en profitent pour expliquer qu'ils sont tout sauf des prisonniers de droit commun, et assument leur statut de prisonniers politiques. A titre d'illustration, ils rappellent qu'ils sont jugés par une juridiction d'exception, entre autres faits arbitraires du pouvoir dont la visée finale serait l'embastillement des Alliés pour le Changement au Cameroun, « paralyser leurs activités politiques, terroriser la population et anéantir les balbutiements de la démocratie afin d'instaurer le totalitarisme dans notre pays. ». Sur un tout autre plan, Maurice Kamto, Penda Ekoka, Albert Ndzongang, Valsero et Paul Eric Kingue marquent leur surprise relativement à l'attitude passive adoptée par l'Union Africaine et la France par au sujet de la détérioration continue de la situation politique au Cameroun. Une attitude qui pose d'autant plus question qu'au lendemain du déclenchement de la crise postélectorale au Cameroun, Maurice Kamto avait entrepris des démarches en direction de l'Union Africaine pour la sensibiliser, et l'appeler à intervenir dans le cadre du recomptage des voix qu'il avait proposé comme solution de sortie de crise, allant même jusqu'à annoncer, preuve de sa bonne foi et de son penchant pour les valeurs démocratiques, qu'il était prêt à s'incliner si les résultaient de ce recomptage confirmaient la victoire de son adversaire, le président sortant, telle que proclamée le 22 octobre 2018.

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