[Culture] Boycott : les artistes disent non à la fête de la musique

A travers le mouvement « zerozi », ils réclament leur statut. La fête de la musique c’est ce jour. Mais depuis quelques semaines, des artistes musiciens ne ménagent aucun effort pour sensibiliser leurs collègues artistes sur la contre productivité d’un marquage jouissif du 21 juin par les artistes. Une bonne partie des acteurs de l’art musical, à savoir artistes, éditeurs et producteurs, veulent marquer cette fête par des revendications. « Les artistes depuis fort longtemps ont toujours réclamé de la reconnaissance dans l’exercice de leur métier. Depuis 37 ans nos aînés comme Ange Ebogo, Dieu Ngolfe, Otou Marcellin, et même le Minac actuel Monsieur Ismaël Bidoung Kpwatt, se sont mobilisés pour rédiger un Statut de l’Artiste. Un projet laborieux qui n’a jamais vu le jour. Alors pourquoi faire la fête ? Dans quelle ambiance ? Dans quelle condition de vie et de travail ? », s’interroge le fondateur de Zomloa Recordz, Dj Bilick. Pour lui, les artistes musiciens comptent faire passer le message de leur colère, ce jour, par un mémorandum, des doléances, en écrivant au Premier ministre. «Nous comptons allez en masse vers notre administration le leur remettre car cette journée n’est certes pas une idée de Camerounais mais comme le 1er mai ou le 08 mars nous voulons faire entendre nos voix. Mais pas de Zik ce jour-là », soutient-il. Comme lui, l’auteur compositeur et chanteur camerounais Hervé Nguebo exhorte les fans et les autres artistes à boycotter cet évènement. Il s’insurge contre le traitement infligé aux acteurs de la culture dans son pays le Cameroun et revendique une amélioration considérable de la situation des artistes musiciens. Hervé Nguebo souhaite que les conditions de vie et de travail des musiciens camerounais soient améliorées. Sur sa page Facebook, où il déclare « Le 21 juin zéro fête de la musique », il demande aux autorités entre autres : d’améliorer la situation de l’artiste ; le statut de l’artiste. Cet appel au boycott n’a pas trouvé un écho favorable aux yeux du journaliste sportif Martin Camus Mimb, par ailleurs grand mélomane. Sur sa page Facebook, il estime que la fête de la musique est une « cible mal choisie » pour s’insurge contre le traitement infligé aux acteurs de la culture au Cameroun : «La seule joie que me procure cette image de Herve Nguebo, pour le boycott de la fête de la musique, est la prise de conscience par les artistes ayant de la visibilité, que voler de petits spectacles faméliques à d’autres, et faire quelques « pointages « , rouler quelques carrosseries, est juste un sparadrap sur une plaie non désinfectée », écrit-il. M. Mimb demande aussi aux artistes camerounais « de gronder lorsque pour les soirées privées, n’importe quel quidam au nom de l’argent les humilient sur les scènes, de dire aux politiques qui votent les lois et dont ils célèbrent la sagesse à travers des dédicaces mal placées en pleine chanson, de leur dire qu’ils ne chanteraient plus, tant que leur situation n’a pas changé et leurs droits d’auteurs gérés avec professionnalisme. C’est sur ce terrain que leur syndicalisme sera plus chirurgical, et fera tâche et date. Autrement, j’ai peur que cela reste une actualité des réseaux sociaux ».

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