Cameroun les défis sécuritaires du septennat

Elle est désormais derrière nous, la présidentielle camerounaise du 7 octobre, de laquelle le président sortant, Paul Biya, est sorti victorieux devant ses huit challengers du premier tour avec un score sans appel de 71, 28 %. Lors de sa prestation de serment, le 6 novembre, au Palais de l'Assemblée nationale, le deuxième chef de l'Etat camerounais de l'histoire a évoqué longuement les menaces qui pèsent sur l'unité de son pays mais aussi les ouvertures qu'il est en droit de saisir pour prospérer. La secte Boko Haram qui s'active dans l'extrême-nord, les velléités sécessionnistes dans les régions nord-ouest et sud-ouest, sont autant de défis sur le chemin du nouvel élu qui voudrait néanmoins croire en un septennat de « Grandes opportunités » pour ses compatriotes. Paul Biya, il est vrai, connaît mieux son pays et ses habitants qu'il se rappelle « le désir maintes fois exprimé des populations d'être mieux associées à la gestion de leurs affaires locales » et par conséquent déclare être engagé à « prendre des mesures nécessaires pour accélérer le processus de décentralisation ».

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