Cameroun:Bertoua de nouveau dans la saleté après l'opération"ville propre".

Moins d’un mois après l’opération «Bertoua ville propre» voulue et prescrite par le chef de l’Etat, la ville de Bertoua est de nouveau inondée par des résidus de la vie humaine et animale dans les quartiers et le centre commercial. Tandis que les langues commencent par se délier par rapport à la gestion calamiteuse de l’argent du chef de l’Etat. Les populations de la ville de Bertoua piaffent désormais de déception au terme de la campagne de la récente opération dénommée « Bertoua ville propre ». Une fois les 400 jeunes recrutés par les communes d’arrondissements de Bertoua 1er et 2ème partis, c’est le grand retour de l’insalubrité. La société d’hygiène et de salubrité du Cameroun (Hysacam) a une fois encore prouvé son essoufflement face aux défis qui l’interpellent au quotidien. Conséquence, les tas d’ordures sont présents partout du fait de la rareté des bacs à ordures. Il y a aussi que les passages des camions de la société Hysacam ne sont plus réguliers. On ne sait plus exactement quels sont les jours et les horaires de passages de ces engins qui collectent les ordures dans nos quartiers. Au quartier Bodomo, non loin du bâtiment qu’occupent les services de la recette municipale de la communauté urbaine de Bertoua par exemple, le constat est alarmant et triste. Les ordures ménagères sont déversées par les habitants du quartier sur la voie publique. « Cela fait environs 5 jours que nous n’avons plus aperçu un seul agent d’Hysacam ici et encore moins d’un camion de ladite entreprise qui a échoué lamentablement à Bertoua », s’offusque une vendeuse de bouillon matinal dans ce quartier. « En somme, la vaste opération d’enlèvement des ordures ménagères qui visait à rendre la ville de Bertoua propre est tombée dans l’eau aujourd’hui non seulement parce que Hysacam a déçu mais également du fait que l’incivisme des habitants du chef-lieu de la région de l’Est est insaisissable », explique un habitant du quartier Bodomo. Comme au quartier Bodomo, la réalité est identique au quartier Briqueterie. A l’entrée du marché central, les poubelles inondent les routes. Les vendeurs et vendeuses à la criée ne savent plus à quels saints se vouer. «Il y a quelques jours, nous étions heureux grâce aux jeunes qui travaillaient. Notre environnement était propre mais depuis la fin de la campagne, c’est carrément le retour la case départ », reconnaissent les vendeurs de fruits et de légumes situés à proximité de la sous-préfecture de Bertoua 2ème.

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