Ambazonie :des actes de barbarie contre les habitants de wum

Plus d’une quarantaine de maisons calcinées, soit un village entier. Une mosquée incendiée. Le petit bétail massacré. La totalité des ré- coltes et les greniers brûlés. Des populations violentées et le cheptel emporté. C’est le triste visage que présentait au matin du vendredi 31 mai 2019 le camp de recasement d’éleveurs Bororo situé dans le village d’Upkwa, arrondissement de Wum, dans le département de la Menchum, région du Nord-Ouest. Camer.be. La seule évocation du nom de Wum suffit déjà pour ramener de mauvais souvenirs à la mémoire collective et particulièrement aux populations qui ont été victimes de la catastrophe du Lac Nyos en août 1986 et qui avait fait des centaines de morts, entraîné des déplacements de populations à la suite de l’émanation de gaz de cette étendue d’eau. Ce sont certaines de ces personnes, que les pouvoirs publics ont pris le soin de recaser, et qui avaient réussi à reconstruire leurs vies, malgré la douleur de la perte de proches, qui ont été lâchement attaquées dans la nuit du 30 au 31 mai dernier par de pseudo activistes sécessionnistes. Non contents de leur voler le fruit de leur travail, ils les privent de leurs lieux de résidence et tuent le petit bétail qu’ils ne pouvaient pas emporter. Les images de ce petit village ont vite fait le tour des réseaux sociaux le 31 mai dernier. Des images insoutenables de populations qui semblaient encore se demander ce qui leur arrivait. Heureusement, les pouvoirs publics ont réagi promptement, par le biais des autorités administratives de la région du Nord-Ouest, avec à leur tête le gouverneur Adolphe Lele Lafrique, en apportant l’enca- drement adéquat aux victimes. Les forces de défense et de sécurité ont été déployées en vue de retrouver ces pyromanes, afin qu’ils répondent de leurs forfaits devant la justice. Des actes de barbarie qui interviennent au lendemain de la tournée du Premier ministre, chef du gouvernement dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest.Rendu sur les lieux sur instructions du président de la République, Joseph Dion Ngute est simplement allé transmettre l’offre de paix et de dialogue du chef de l’Etat. On peut tout de même être surpris du silence plus que complice observé par les organisations de défense des droits de l’homme face à ces actes perpétrés contre de paisibles populations qui, comme tous leurs concitoyens, ne demandent qu’à vivre en paix et mener paisiblement leurs activités .

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