Affaire pierre Kwemo: vérités et contre-vérités autour d'une action judiciaire

A Bafang, les cadres locaux du Rassemblement démocratique du peuple camerounais(Rdpc) contredisent le caractère politique et tribal de cette affaire et s’opposent à des éventuelles manifestations de protestation dans la rue.Fait inédit. Le 11 janvier dernier, Pierre Kwemo, maire de la commune de Bafang et vice-président de l’Assemblée générale des Conseils fiscaux du Cameroun, est interpellé puis incarcéré à la prison centrale de Yaoundé Nkondengui pour « pillage en bande », selon l’ordonnance de placement en détention du juge d’instruction près le Tribunal de grande instance du Mfoundi. En réaction, l’Union des mouvements socialistes(Ums), formation politique fondée et présidée par cet ancien vice-president de l’Assemblée nationale, estime qu’il s’agit d’une machination politico-tribale. Anne Njonkam, 1er adjoint au maire de Bafang, aurait essayé de mobiliser les populations de cette localisé pour une marche sur les rues le samedi 12 janvier dernier, sans succès. Mais, elle comme de nombreux militants de l’Ums, semblent n’avoir pas baissé les bras. «Il est revenu que pendant leur détention, les agents Beti en service à ce parquet, tournant tout autour ont déclaré à l’endroit des mis en cause (MM. Kwemo et Kontchou) qu’ils doivent payer l'argent de leur frère Beti parce que les Bamilékés financent l’opposition à gros sous et veulent exploiter leurs terres», écrit Joseph Tchungo, secrétaire à la Communication de l’Union des mouvements socialistes(Ums).«Le silence et le respect des institutions ne sont pas synonymes de peur ou de faiblesse », soutient-on dans le communiqué de l’Ums. Les militants de ce parti sont appelés à « rester vigilants, attentifs et mobilisés d’une façon permanente jusqu’à la libération de leur président national qui est un homme honnête ». Cette position est remis en cause par des cadres locaux du Rassemblement démocratique du peule camerounais(Rdpc) dans le Haut-Nkam.

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